Carte blanche à la Maison de la littérature à Genève (MLG)

La MLG invite Pascal Mercier chez attitudes

mardi 25 novembre à 20 heures

Entrée : 10 CHF (réservations conseillées)
réductions pour les membres de l'Association des amis d'attitudes
entrée libre pour les membres de l’Association pour une Maison de la Littérature à Genève (MLG)


 

En 2006, Train de nuit pour Lisbonne (Éditions Maren Sell, Paris) crée la sensation. Avec ce premier roman traduit en français, celui qui est déjà une star en terres germanophones s'impose d'emblée sur le territoire francophone. Lui c'est Pascal Mercier, écrivain bernois, de son vrai nom Peter Bieri. À ses débuts, il a choisi un pseudonyme aux consonances romandes pour distinguer de ses fonctions de professeur de philosophie à l'Université de Berlin la nouvelle activité littéraire qu'il embrasse à 50 ans. Mais la fiction n'est pas loin de la réalité. Dans Train de nuit pour Lisbonne, on suit le parcours initiatique de Raimund Gregorius, professeur de langues anciennes qui, un beau jour et suite à un événement fortuit, décide de tout quitter pour partir sur les traces d'un certain Amedeu de Prado, médecin et poète décédé. Au travers de cette fable existentielle au suspense de polar et où la quête côtoie l'enquête, le héros tente de se trouver lui-même en partant à la rencontre de l'autre. " Etait-il possible que le meilleur chemin pour s'assurer de soi-même passât par la connaissance et la compréhension d'un autre ? ", se demande Raimund Gregorius.

En 2008, on découvre L'Accordeur de pianos (toujours chez Maren Sell, traduit par Nicole Casanova). Patricia et Patrice, jumeaux incestueux, se séparent après la mort de leurs parents en décidant d'écrire par le menu comment ils ont chacun vécu les événements tragiques qui viennent de se dérouler pour pouvoir ensuite s'échanger leurs carnets et leur vision de la réalité. Leur père, accordeur de piano de génie et compositeur raté d'opéras, aurait abattu sur scène le ténor Antonio di Malfitano. Se racontant, chacun des jumeaux plonge loin dans l'histoire familiale qui se dévoile sous un jour beaucoup plus complexe qu'elle n'y paraissait, faite d'amours brisées, de morts brutales, de carrières ratées, d'incestes et d'abandons… Art et intimité, passion d'amour et passion de l'art s'entremêlent tragiquement dans ce roman qui se déroule dans le temps de la narration entre Genève, Berlin, Paris et Santiago du Chili. Le propre père de Peter Bieri a écrit tout au long de sa vie des symphonies sans jamais intéresser un orchestre. Là encore, la fiction rejoint la réalité.

Pascal Mercier est né en 1944 à Berne. Il a enseigné jusqu'en 2007 la philosophie à la Freie Universität Berlin. En 1995, il publie son premier roman, Perlmann's Schweigen (Albrecht Knaus), suivi de Der Klavierstimmer (Albrecht Knaus,1998), de Nachtzug nach Lissabon (Hanser, 2004) et du recueil de nouvelles Lea (Hanser, 2007). Il est traduit dans vingt-cinq langues.

La soirée sera bilingue : Pascal Mercier lira en allemand relayé en français par le comédien Michel Zimmermann ; la conversation avec l'auteur, animée par Sandrine Fabbri, se poursuivra en français.
La lecture se déroulera chez attitudes, dans le cadre d'une série d'événements organisés autour de l'artiste slovène Tobias Putrih.

La MLG, soit l'association pour une Maison de la Littérature à Genève (www.maisondelalitterature.ch), a été fondée en 2005. Son but est de donner un toit à la littérature dans la Cité de Calvin. En attendant, elle nomadise en organisant des événements littéraires dans différents lieux de la ville.
Sandrine Fabbri