MUNTADAS WARNING:

une exposition en trois lieux à Genève

attitudes
Musée d'art et d'histoire
Centre pour l'image contemporaine

30 JANVIER - 19 MARS 2000
vernissages le 29 janvier dès 16 heures
conférence de presse le 28 janvier à 11 heures au Centre pour l'image contemporaine, en présence de l'artiste

coordination générale: attitudes

Circulation alternée
Ce n'est pas un hasard si c'est précisément le travail de Muntadas qui rassemble pour la première fois à Genève trois structures aussi différentes qu'attitudes, le Musée d'art et d'histoire et le Centre pour l'image contemporaine autour d'un projet commun. Muntadas cherche à disperser ses interventions, centrées sur la critique des médias (presse, télévision, publicité, Internet), dans différents contextes, tant artistiques que publics. Cette volonté motive les multiples circulations de cette aventure à trois.
Vidéos, installations, panneaux d'affichage, tapis, limousines, bouteilles, CD-Rom, livres: depuis 1971, les projets d'Antoni Muntadas ont pris toutes les formes; il reproduit, découpe, rapproche des textes et des images selon une logique qui permet de voir et de comprendre les relations souterraines entre les champs de la culture, de l'économie, du politique, du religieux et leur mise en spectacle.
Les propositions d'attitudes, du Musée d'art et d'histoire et du Centre pour l'image contemporaine vont de la présentation de pièces récentes à la mise en place de projets particuliers qui débordent les limitations de genre et de lieux, notamment avec un centre de documentation à attitudes et la consultation d'un CD-Rom avec connexion Internet au Centre pour l'image contemporaine. La série d'interventions WARNING: PERCEPTION REQUIRES INVOLVEMENT est emblématique, puisqu'elle comporte une pièce in situ au Centre pour l'image contemporaine, l'édition d'un autocollant par attitudes et une intervention de l'artiste dans les pages du quotidien LE TEMPS.


Contenu des expositions

attitudes

Portraits,1995, série de onze sérigraphies, 200 x 130 cm pièce Des fragments de photographies extraites de journaux et agrandies au format de 2m x 1.30m. Il s'agit de visages collés à des micros qui, tels des prothèses, prolongent les bouches de personnages publics. On imagine des politiciens, des chefs d'entreprise, des chanteurs, ou d'autres meneurs de foules. Ces sérigraphies remettent en question le portrait comme un genre défini. " Portraits se réfère à la fois à The Board Room (1987) et à Words: the Press Conference Room (1991) par la manière dont les personnalités médiatiques sont représentées comme des bustes parlant devant un microphone: " un nouveau symbole du pouvoir " (…). Cette série de sérigraphies - concevables aussi comme une installation (quoique, il est vrai, un peu dépouillée) dans la mesure où elle est susceptible d'évoquer une galerie de portraits -, se compose d'images prélevées dans les médias. Images stéréotypées - par leur composition uniforme et la présence constante d'un ou plusieurs microphones dans la partie inférieure -, rendues anonymes par un recadrage serré (l'archétype majeur de la personnalité), et agrandies à une échelle relativement énorme qui met en évidence les trames mécaniques et électroniques et l'origine médiatique de ces portraits. " (E. Bonet 1996, tiré de l'Interom Muntadas - media, Architecture, Installations, 1999)

portraits


Portrait,1995, projection vidéo, couleur, son, 6'
En gros plan, les mains d'un homme public qui s'adresse à son audience. Un regard sur le discours qui ramène les mots à quelques gestes et quelques sons magnifiés par le ralenti.
" La vidéo Portrait émane des entretiens réalisés pour le projet Marseille: Mythes et Stéréotypes (1995), avec lequel elle partage par ailleurs certaines approches : il s'agit d'un portrait centré sur l'emphase gestuelle des mains de l'orateur. Gestes qui ne sont pas élargis dans leur dimensions mais la durée d'un court plan ralenti à l'extrême qui transforme le mouvement des mains en une chorégraphie étrange et hypnotique. " (E. Bonet, 1996, tiré de l'Interom Muntadas - media, Architecture, Installations, 1999) ? Centre de documentation composée de plus de 50 livres d'artiste et publications qui jalonnent les projets de Muntadas depuis 1971. ?

portrait


WARNING : PERCEPTION REQUIRES INVOLVEMENT

édition d'un autocollant qui sera largement diffusé et distribué.

horaires: du mercredi au samedi de 15 à 19 heures et sur rendez-vous

contacts et coodination générale du projet:
Jean-Paul Felley & Olivier Kaeser attitudes - 5 Rosemont - 1208 Genève tél. : + 41 22 700 34 21 fax : + 41 22 700 34 29
e-mail : attitudes@worldcom.ch

site web : www.attitudes.ch

Cette exposition est réalisée avec le soutien de l'Ambassade d'Espagne en Suisse. attitudes bénéficie du soutien de l'Office fédéral de la culture, du Pour-cent culturel Migros et d'ImagineR Software l'alternative informatique.


Musée d'art et d'histoire

La siesta/the nap/Dutje, 1995, installation vidéo, couleur, son, 6' Installation produite pour Beyond the Bridge :Joris Ivens, source for media artists, Netherland Film Museum, Amsterdam, 1995.
" En 1995 Muntadas fut invité, avec d'autres artistes, à réaliser un travail à partir de l'œuvre du cinéaste hollandais Joris Ivens. Cette invitation donna naissance à La siesta, une œuvre appa-remment assez atypique dans la production de l'artiste espagnol. Le premier point qui retient l'attention dans La siesta est son caractère franchement narratif : un homme est couché sur un sofa, tenant dans son poing une pièce de monnaie pour ne pas s'endormir. Les images d'un rêve le tourmente : ce sont des images du début du siècle, les villes, les usines, les classes laborieuses. Les images acquièrent lentement une autre teneur : les travailleurs protestent, on voit des manifestations, la répression, le nazisme, la guerre, la destruction. Vaincu par le sommeil, le poing s'ouvre et laisse tomber la pièce qui roule jusqu'à se perdre dans une bouche d'égout. S'il est vrai que le statut narratif de La siesta est visiblement étranger au reste de l'œuvre de Muntadas, cette référence tend à s'atténuer lorsque l'on prête attention aux images qui la compose. La sélection de fragments documentaires d'Ivens ne suivent pas un ordre arbitraire ; tout au contraire, elles sont une chronique précise de l'apparition et de la consolidation de la société capitaliste. En quelques minutes, nous sommes témoins de ses réussites les plus remarquables mais aussi de ses conséquences les plus atroces. " (R. Alonso, 1997, tiré de l'Interom Muntadas - media, Architecture, Installations, 1999)

la siesta


Architektur, Raum, Gesten,
1991, portfolio de dix photocollages (cibachromes), Brigitte March Editions, Stuttgart. Prêt Collection FRAC Basse-Normandie.
" Muntadas met côte à côte trois séries de photographies pour faire éclater des similitudes troublantes entre l'architecture des immeubles de bureau, la configuration des salles de réunion qu'ils abritent et certains gestes de mains, des gestes, précisément, que les hommes politiques aperçus dans Political Advertisement (série de vidéos initiée en 1984) paraissent pratiquer en experts. " (C. Francblin, 1994, tiré de l'Interom Muntadas - media, Architecture, Installations, 1999)

Architektur, Raum, Gesten


horaires
: du mardi au dimanche de 10 à 17 heures

contacts: Claire Stoullig (conservatrice), Cathy Savioz (service de presse)
Musée d'Art et d'Histoire - rue Charles-Galland 2 / CP 3432 - 1211 Genève 3 Tél. : + 41 22 418 26 00 fax : +41 22 418 26 01 e-mail :claire.stoullig@mah.ville-ge.ch

site web : http://mah.ville-ge.ch


Centre pour l'image contemporaine,
Saint-Gervais Genève

On translation : El Aplauso,1999, installation vidéo Installation composée de trois projections vidéo disposées en amphithéâtre. Au centre, un montage d'images violentes; sur les deux côtés, une foule qui applaudit. Montrée pour la première fois à Bogota (Colombie) en 1999, cette installation construit un espace analytique qui met en forme le spectacle de la violence. Le son y joue un rôle très important, car le niveau sonore élevé des applaudissements crée une nouvelle forme de violence pour le spectateur.

On translation : El Aplauso


Muntadas: Media architecture installations, 1999, Interom
Ce CD-ROM est défini par Muntadas comme un lnterom, soit un cd-rom qui permet d'accéder directement à un site internet. L'exploration des archives rassemblées autour de ses oeuvres: vidéos, installations, éditions, interventions dans l'espace public, donne la mesure du regard critique de Muntadas sur la fonction des médias dans notre société, depuis le début des années soixante-dix. Des postes de consultation avec accès à Internet sont à la disposition du public.
Muntadas: Media architecture installations est le premier titre de la collection anarchives, dirigée par Anne-Marie Duguet (Université Paris 1). A travers chaque titre, conçu comme une création originale à partir des archives d'un artiste, anarchive vise à constituer la mémoire d'une part essentielle des pratiques artistiques contemporaine. Produit par Université Paris 1 et le Centre Georges Pompidou

Interom Muntadas


WARNING : PERCEPTION REQUIRES INVOLVEMENT
(1999) Installation in situ réalisée pour la vitrine située l'entrée du bâtiment de Saint-Gervais. Le slogan se découpe sur les vitres recouvertes d'un adhésif rouge, et est éclairé de l'intérieur.

Un programme de vidéos du 1er au 4 février 2000

Mardi 1er février 19h30
Watching the Press/Reading Television, 1980-1981, 11 min Regarder les pages de la presse écrite comme des images, et lire les images de la télévision comme du texte: cette double opération permet d'observer la fragmentation et la réduction de l'information dans les médias.

Media Ecology Ads
, 1982,14 min
En trois parties (Fuse, Timer, Slowdown) construites comme des commentaires visuels sur la publicité à la télévision, cette bande propose trois réactions critiques vis-à-vis des schémas de vitesse, de narration et de cadrage systématiquement utilisés.

Credits, 1984, 27 min
Un montage très rapide d'images de télévision qui donne à voir le "refoulé" de l'information, qui est en fait le coeur invisible du fonctionnement des mass médias.

Slogans, 1987, 11 min
Disponible en plusieurs langues, cette bande est un dictionnaire des termes les plus utilisés dans la publicité: succès, mode, demain, plaisir, séduction.

Mardi 1er février 21h
Liège 12/09/77,1977,18 min
Produite par la télévision belge, cette bande est une réflexion sur l'information dans un pays où l'on parle plusieurs langues. Ce travail anticipe la série d'installations
On Translation initiée dans les années 90.

Marseille: mythes et stéréotypes, 1995, 51 min
Montage vidéo de textes, citations, slogans et interviews de personnes responsables de l'image de la ville, ou qui ont été impliquées dans sa représentation (réalisateurs, historiens, journalistes, élus locaux, publicistes, etc.) et d'extraits audiovisuels provenant des multiples sources documentaires, cinématographiques, télévisuelles ou promotionnelles suscitées par cette ville.

Mercredi 2 février 19h30
Political Advertisements IV, 1956/96, 61 min
La série de bandes Political Advertisement examine à travers le montage d'images prises à la télévision l'esthétique et la rhétorique des messages électoraux dans différents pays et à différentes époques; une histoire parallèle de la politique mondiale.

Warnings, 1988, 6 min
Lorsque la vidéo est devenue une industrie au début des années 80, les avertissements se sont multipliés au début des bandes, pour protéger les droits d'auteurs. Compilés, et comparés, ces avertissements deviennent les véritables logos de l'ère Walter Benjamin.

Mercredi 2 février 21h
Watching the Press/Reading Television, 1980-1981, 11 min Media Ecology Ads, 1982, 14 min
Credits, 1984, 27 min
Slogans, 1987, 11 min

Jeudi 3 février 19h30
Cross Cultural Television, 1987, 35 min
La télévision modèle les cultures nationales au moins autant qu'elle s'en inspire. Cette bande produite avec Hank Bull à Vancouver analyse les phénomènes de différentiations d'une chaîne nationale à l'autre.

TVE:Primer intento, 1989 46 min
En Espagne, les chaînes de télévision officielles ont existé longtemps avant les chaînes privées. Muntadas donne un aperçu très critique de cette situation de monopole.

Video is television?, 1989, 5 min
Sur une partition musicale de Glenn Branca, Muntadas fabrique une compilation historique de l'image de la vidéo, depuis les premiers moniteurs aperçus dans les films, jusqu'aux usages sophistiqués de la vidéo dans le cinéma d'auteur. Une démonstration de la puissance de la vidéo et de la télévision dans le modelage de l'imaginaire culturel

Jeudi 3 février 21h
Political Advertisements IV, 1956/96, 61 min
Warnings, 1988, 6 min

Vendredi 4 février 19h30
Liège 12/09/77, 1977, 18 min
Marseille: mythes et stéréotypes, 1995, 51 min

Vendredi 4 février 21h
Cross Cultural Television, 1987, 35 min
TVE:Primer intento, 1989, 46 min
Video is television?, 1989, 5 min


horaires de l'exposition
: du mardi au dimanche de 12 à 18 heures, le jeudi de 12 à 21 heures

contacts: Lysianne Léchot Hirt (presse) Centre pour l'Image Contemporaine - 5 rue du Temple - 1201 Genève tel : + 41 22 908 20 00 fax : + 41 22 908 20 01
e-mail: lechot.hirt@sgg.ch

site web : http://www.centreimage.ch

Saint-Gervais Genève, Fondation pour les Arts de la scène et de l'image, est subventionnée par le Département des Affaires Culturelles de la Ville de Genève et bénéficie du soutien du Département de l'Instruction Publique de l'Etat de Genève.


LE TEMPS - partenaire du projet

WARNING : PERCEPTION REQUIRES INVOLVEMENT, intervention de Muntadas à paraître dans les pages du quotidien LE TEMPS au début des expositions.

contacts: Laurent Wolf (responsable de la rubrique culturelle) et Elisabeth Chardon (journaliste)


Antoni Muntadas est né à Barcelone en 1942. Il vit et travaille à New York depuis 1971. L' ensemble de son oeuvre se réclame d'une analyse des modes de communication, des médias et la manière dont ceux-ci réagissent sur les espaces publics et privés de l'individu contemporain. Pour jouer et déjouer l'impact des médias, Muntadas intervient lui-même sur des médiums de communication tels que la vidéo, la photographie, l'installation, le son et le multimédia avec Intemet. Au cours des années 70 et 80, Muntadas élabore un discours clinique sur les archétypes médiatiques. Une analyse critique qu'il met notamment en scène dans une installation intitulée Television (1981). Une série d'images publicitaires en surimpression sur un écran de télévision éteint. Où se cache l'information? C'est ce que recherche et qui intéresse Muntadas, à savoir l'invisible derrière le visible desservi au vaste public. Il ironise par ailleurs avec des sons en boucle qui ne sont pas sans nous rappeler ceux de nos supermarchés ou autres lieux génériques. Si l'information publicitaire est ambiguë, elle l'est d'autant plus quand le média se fait l'intermédiaire des instances de pouvoir. A partir de 1988, Muntadas se met en quête d'analyser comment le média intervient d'un espace clos, réservé pour aboutir en finalité dans la masse. The Board Room (1988), Words: The Press Conference Room (1991), Tbe Limousine Project (1991) sont emblématiques de cette réflexion. The Board Room met en scène treize portraits d'hommes politico-religieux répartis autour d'une table de réunion entourée elle-même de treize chaises. Une certaine idée de la "Cène", de l'icône n'est pas absente. En plus de leur visage, symbole médiatique, le spectateur est attiré par de petits moniteurs disposés à la place de leur bouche diffusant les protagonistes en pleine activité. Il s'agit pour Muntadas de se servir de faits existants, de les détourner afin de procurer au spectateur que nous sommes une autre manière de voir. Voir plutôt que percevoir. Dans un même ordre d'idée, en 1995, il réalise Portraits et Portrait, des sérigraphies en noir et blanc et une vidéo sur les gestes rituels des hommes politiques. Des gestes qui ont autant d'impact que les mots prononcés. Le geste est également média. De la sphère privée où se prennent des décisions, Muntadas en arrive à explorer les conséquences sur l'espace public et privé. De l'espace privé, il interroge bien sûr l'habitation de l'individu ( Home, Where is Home ? 1990). De l'espace public, il convoite les stades, des arènes propices à la fois au sport, à l'image, à l'économie-spectacle: la série des Stadium (1989-1993). Plus près de nous encore, il s'engouffre dans notre quotidien, celui de la ville. Il en découle une nouvelle série d'installations sur le thème de la ville/musée. L'artiste étend la fonction de mise en valeur, de conservation propre au musée à un nouvel objet qui serait la ville. La ville, lieu d'une nouvelle stratégie de l'industrie culturelle. Lieu de l'union du public et de la culture. Ainsi naissent les projets Museumstadt (Bruges, 1991), puis Ville / Musée (Paris, 1992). Dans l'espace d'une galerie, les spectateurs collent leur oeil à des trous percés dans des cimaises et qui laissent entrevoir des instantanés de la ville concernée (L'Arche de la Défense, Pyramide du Louvre...). Le spectateur devient à son tour touriste dans un espace fermé. Muntadas remet les choses à leur place: une ville, assimilée à un objet précieux, disposée dans un musée. L'artiste confronte le spectacle au spectateur, le consommateur à son produit. Muntadas accompagne le plus souvent ses installations de mots. Dans The Limousine Project, des mots sont projetés sur les vitres d'une limousine qui circule dans New York: Hidden, Mysterious, Status. Ces mots prolongent l'image de la limousine comme lieu intime de pouvoir, de puissance. Dans Tbe Board Room, des mots chargés de sens construisent la lecture des images : Money, Financial, Political Power. Du mot dans les média, Muntadas s'intéresse de manière plus récente au mot dans le multimédia, et sa relation aux différents modes de traduction dans la série On Translation. La traduction n'est pas seulement le fait de mots. Elle peut l'être d'autres codes, signes, technologies. Si dans On Translation: Tbe Internet Project (1997), Muntadas s'interroge sur le devenir d'une phrase soumise successivement sur Internet en 23 langues, sans en retrouver le sens original, On Translation: Tbe Pavillon (1995) relate une architecture comme possible traduction d'un événement qui s'est tenue à Helsinki en 1975, à savoir la Conférence sur Sécurité et la Coopération en Europe. Plus récemment, On Translation: Tbe Audience (1999), porte sur le contraste entre une vision du spectateur qui est donnée comme une statistique dans les méandres des mass-média et le spectateur individu, doté d'intelligence et d'une conscience lui permettant de voir autrement et de se questionner.


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