PULSIONS

Judith Albert, Emmanuelle Antille, JOKO, Chantal Michel, Elena Montesinos, Nathalie Novarina, Gerda Steiner & Jörg Lenzlinger, Alexia Walther, Pascale Wiedemann et Esther Eppstein (message salon)

centre culturel suisse, Paris
27 janvier au 9 avril 2000

ouvert du mercredi au dimanche de 14 à 19 heures

vernissage mercredi 26 janvier dès 18 heures
performance de JOKO à 18h30
performance de Yan Duyvendak à 20h30

STORIES
nuit de films et vidéos samedi 19 février de 22 heures à 3 heures

VIBRATIONS
nuit de concerts, performances, mix samedi 11 mars à 21 heures Les Reines Prochaines (et invités) et Ibrahim Gonzalez.

Catalogue PULSIONS
format A6, 96 pages, couleur. Co-édité et diffusé par CH (Creatio Helvetica).
Prix: 30 francs suisses

Sur invitation du centre culturel suisse (CCS), attitudes présente Pulsions, une exposition d'art contemporain qui rassemble, du 27 janvier au 9 avril 2000, dix artistes qui témoignent de la fantastique vitalité de la création suisse : Judith Albert, Emmanuelle Antille, JOKO, Chantal Michel, Elena Montesinos, Nathalie Novarina, Jörg Lenzlinger & Gerda Steiner, Alexia Walther, Pascale Wiedemann, ainsi que Esther Eppstein qui poursuit l'expérience de son message salon.

Le choix d'attitudes s'est volontairement porté sur des artistes relativement peu connus à l'étranger, qui travaillent avec des outils aussi divers que la photogra-phie, la vidéo, l'installation, la peinture murale, la sculpture, l'informatique, le son, la performance ou les dispositifs relationnels. Certains agissent seuls, d'autres en collaboration ponctuelle ou permanente. Les oeuvres sélectionnées ou réalisées pour l'exposition explorent le corps humain à travers les notions d'intimité, de sensualité, d'identité(s), de transformation, ou l'analyse de manière plus détachée en s'attachant aux codes sociaux, à la réalité virtuelle ou à l'altération de la perception.

Plusieurs événements ponctuels jalonneront l'exposition. Deux performances en rythmeront le vernissage: un face à face tendu du duo JOKO et un zapping mouvementé de Yan Duyvendak. Une première nuit, intitulée Stories, sera consacrée à une programmation de films et vidéos d'artistes qui s'ingénient à raconter des histoires. La seconde, Vibrations, permettra de découvrir des artistes qui transgressent allègrement les frontières entre les disciplines: Les Reines Prochaines - en formation enrichie pour l'occasion - dans un spectacle musical, le duo Ibrahim Gonzalez dans un live de suprafree jazztech avec projections d'images. Cette nuit se poursuivra hors les murs du CCS en compa-gnie de plusieurs dj's conviés par Elena Montesinos.

Le message salon d'Esther Eppstein permettra quant à lui de découvrir succes-sivement six artistes invités par Esther Eppstein. Au terme de son séjour, chacun des artistes proposera une exposition de son travail, inaugurée le jour de son finissage.

L'exposition Pulsions et le catalogue qui l'accompagne bénéficient du soutien de la Ville de Genève, du Canton de Genève, du Canton des Grisons, du Canton d'Obwald, de la Fondation de famille Sandoz, de la fondation Ernst Göhner, de la Fondation Alfred Richterich et du partenariat du quotidien Le Temps.


Pulsions - les artistes

Judith Albert (1969, Zurich)
Scène 1: une silhouette verticale floue émerge d'un paysage incertain, vibrant. Un pêcheur solitaire en Inde. Scène 2: des oiseaux cherchent à se poser sur une cheminée. Lorsque l'un d'eux y parvient, ce n'est que pour un bref instant avant que ne recommence la lutte, ou le jeu. Scène 3: des formes mouvantes, multicolores, concentriques. Un sol jonché d'objets, filmé pas à pas à travers le fond d'un verre. Scène 4: deux bras tendus, parallèles, les paumes ouvertes orientées vers le bas, avancent sur fond de paysages montagneux. Des métaphores de la liberté, du couple, d'une compétition? A travers ce langage poétique, Judith Albert explore, dans ces quatre "haïkus" filmés comme dans l'ensemble de ses vidéos, les rapports que l'individu entretient avec son environnement, avec les autres et avec lui-même.
biographie



Judith Albert, Haiku 3, 2000 (extraits de la vidéo)
Haïku 1
Haïku 2

 

Emmanuelle Antille (1972, Lausanne)
Sur trois petits moniteurs apparaissent des vues d'une habitation qui semble être constamment sous surveillance filmée, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Par intermittence, ces images monocolores sont entrecoupées de gros plan sur le corps d'une jeune femme vêtue de rouge. Soudain elle sort sur un balcon, se penche vers une branche d'arbre en mouvement et la caresse comme pour la calmer. La scène se développe entre instant présent et flashback - vécus ou fictifs? En se mettant fréquemment en scène elle-même, et par l'intermédiaire de son personnage Blood Sister, Emmanuelle Antille analyse certains aspects du fonctionnement mental de l'être humain, tels que la schizophrénie, la recherche d'une confiance en soi, ou encore les failles de sa mémoire.
biographie

accès au site web d' Emmanuelle Antille


Emmanuelle Antille
Closed TV Circuit, 1999
(cliquer sur l'image pour plus d'extraits)

 

Esther Eppstein (1967, Zurich)
Un projet artistique - message salon - pensé comme une plate-forme de rencontres et de découvertes: pour Esther Eppstein, "message salon est autoportant et indépendant, son réseau social est son capital". A Zurich, entre 1996 et 1997, 49 vernissages se sont succédé en 19 mois dans un local donnant sur la rue et situé dans le quartier des take away et des salons de massage. L'arcade fut tour à tour espace d'exposition, bar, aire de pique nique, vidéo club, jardin d'enfants, boîte techno ou café philosophique. Ruche accueillant une population bigarrée, message salon s'est ensuite développé ponctuellement dans divers autres lieux, ainsi que dans une caravane itinérante. Au CCS, Esther Eppstein aménage un salon de thé, un centre de documentation et un club vidéo, et invite succesivement six artistes à investir sa salle.
biographie

programme message salon - Paris 2000

Laurent Goei
: 26.1 - 30.1
San Keller: 2.2 - 13.2
Saskja Rosset: 16.2 - 27.2
Jörg Köppl & Peter Zacek: 1.3 - 12.3
Franziska Koch: 15.3 - 26.3
Selina Trepp: 29.3 - 9.4


message salon - Paris 2000

 


message salon avec vue sur installation de Saskja Rosset

 

JOKO (Karin Jost, 1966 & Regula J.Kopp, 1968 ; Zurich)
Sous le nom de JOKO, Karin Jost et Regula J. Kopp réalisent depuis 1995 des performances en duo qui portent le titre générique de " connected ". Au cours de ces actions, elles explorent les limites physiques et psychiques de l'être humain. Karin Jost et Regula J. Kopp se mettent en scène la plupart du temps face à face, avec un minimum d'accessoires. Elles testent des notions telles que résistance, tension, provocation, désir, dégoût. L'intensité, voire la violence qui s'en dégage, alliées à une composition visuelle percutante - qu'elles n'hésitent pas à comparer à un combat de boxe - interpellent nos sens et notre conscience. Elles conçoivent chacune de leurs actions à partir des spécificités d'un contexte spatial et culturel donné. Une sélection de photographies noir et blanc de leurs performances les plus significatives sont intégrées à l'exposition, pour laquelle elles réalisent une performance inédite pendant le vernissage.
biographie


JOKO, Connected - Stitches, 1995

 

Chantal Michel (1968, Thoune)
L'outil de prédilection de Chantal Michel est son propre corps qu'elle met en scène lors de performances, dans des oeuvres photographiques et des vidéos.
A partir des caractéristiques d'un lieu déterminé, elle compose une dramaturgie, choisit des vêtements, des perruques, un maquillage, et prend des poses surprenantes. Elle affectionne tout spécialement les contextes chargés d'histoires, propres à développer les fantasmes. Le style architectural, l'esthéti-que des papiers peints, la transparence des rideaux, la texture des tapis, l'emplacement du mobilier, la fonction des objets, ou encore l'aspect brut du béton, tout lui inspire des scénarios, des jeux d'osmose ou de rupture, des tableaux drôles, incongrus, sensibles et déroutants. Actrice, acrobate ou mime, elle se transforme en plante verte parmi de vraies plantes, se débat telle une furie, se fige comme une sculpture dans un décor luxueux, ou ne fait qu'apparaître telle une image diaphane.
biographie

accès au site web de Chantal Michel

chantal michel
Chantal Michel
Aus nahen und fernen Gärten
chantal michel
Chantal Michel
Aus nahen und fernen Gärten
chantal michel
Chantal Michel, photographie
(cliquer pour agrandir)
chantal michel
Chantal Michel, photographie
(cliquer pour agrandir)

 

Elena Montesinos (1971, Genève)
Les interventions d'Elena Montesinos se situent aux confins de l'art visuel, de la musique et de l'action collective. Immergée dans la culture technoïde, elle agit sur ou avec des objets contemporains tels que jeux Nintendo, distributeurs automatiques, masques à oxygène, systèmes d'alarme ou énergie électrosta-tique. Ses oeuvres n'entrent pas dans des registres prédéfinis et sont peu visuelles. Elles jouent sur l'altération de la perception et l'effet de surprise. Elena Montesinos tourne en dérision les technologies conçues pour améliorer le rendement en les transformant en instruments de jeu et de plaisir. Au CCS, ses petites actions visuelles, sonores ou olfactives sont déclenchées automati-quement par les visiteurs, et créent un " train fantôme " sensoriel à travers le bâtiment.

biographie

elena montesinos
elena montesinos

Elena Montesinos, interventions au ccs


Nathalie Novarina (1967, Versoix)
Nathalie Novarina observe la figure humaine à travers des stéréotypes popularisés par les jeux informati-ques, les aliments de fantaisie, le cinéma de série B ou les jouets. Elle les transforme, les détourne de leur usage initial pour les intégrer dans des vidéos, des photographies ou des installation participatives. A première vue, l'esthétique de ses objets, dont le fonctionnement est souvent ludique, est facile à appréhen-der. Cependant, le propos qu'ils véhiculent touche des notions sensibles et profondes, comme la sexualité, l'attachement, les esprits de l'au-delà ou notre rapport à la nourriture. Dans son installation intitulée "The mental surgery project ", elle s'approprie le personnage d'une fillette découvert dans un jeu informatique pour créer une vidéo " relationnelle " que l'on est appelé à utiliser en automédication comme "un traitement préventif et curatif pour le corps et l'esprit ".
biographie

novarina
Nathalie Novarina
The mental surgery project, 1999 (extrait)
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Jörg Lenzlinger & Gerda Steiner (1967 & 1964, Uster)
Dans leur pratique individuelle respective, Gerda Steiner occupe les espaces par de grandes peintures murales multicolores, organiques et sensuelles, alors que Jörg Lenzlinger s'attache à réaliser de fragiles sculptures évolutives issues des réactions chimiques obtenues la plupart du temps à partir de solutions salines. Lorsqu'ils travaillent ensemble, leurs créations débridées et pleines d'humour peuvent prendre la forme de stands de tire forains, de recettes culinaires, de jardins luxuriants mi-artificiels mi-naturels, ou de visites guidées fantaisistes. Pour Pulsions, ils réalisent un paysage composé d'une grotte imaginaire peinte à même le mur et d'un lac salé s'étendant devant elle comme une immense langue sauvage. Tout au long de l'exposition, des cristaux grandissent librement sur les rives du lac.
biographies

lenzlinger & steiner
Jörg Lenzlinger & Gerda Steiner
Les maux de dents du Romantisme, 2000
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Alexia Walther (1974, Genève)
Chaque photographie d'Alexia Walther est minutieusement composée: ses acteurs ont pris la pose, le mobilier a été soigneusement choisi et les verres à moitié vides sont exactement posés là où ils doivent être. Tel l'instantané d'un tournage de film ces images pourraient permettre au metteur en scène, au décorateur ou à l'éclairagiste de reprendre la scène là où elle a été stoppée. Cependant la suite appartient exclusive-ment à l'imaginaire fécond du spectateur. Pour Alexia Walther, une photographie est l'aboutissement d'un long processus de recherche psychologique, de coordination logistique et de composition esthétique jusqu'à l'obtention d'une image tendue qui condense une narration complexe.
biographie

alexia walther
Alexia Walther, photographie, sans titre, 1999, 70x70cm

alexia walther
Alexia Walther, Glossy cherry, 1999, 130x160cm
(cliquer sur l'image pour l'agrandir)

 

Pascale Wiedemann (1966, Zurich)
Dans les œuvres de Pascale Wiedemann coexistent toujours un dehors et un dedans, une carapace et son contenu. Parfois, le visiteur est appelé à se glisser dans l'installation en traversant des matières synthétiques (plastique transparent) ou naturelles (sous-vêtements en coton). Il pénètre alors dans un univers intime, souvent habité par des vidéos dans lesquelles l'artiste se livre à des gestes précis, lents, presque des rituels. Ailleurs, le spectateur est confiné à l'extérieur. Il lui reste alors à décrypter les signes brodés à même une fragile paroi de cellophane. Ces mots et ces objets évoquent les mondes animal et végétal, des instruments hospitaliers, un ensemble de souvenirs enfouis dans la mémoire. Pascale Wiedemann intervient sur cette légère pellicule qui à la fois protège et sépare l'individu des agressions de l'environnement extérieur, de l'autre.
biographie

pascale wiedemann
Pascale Wiedemann, .., 2000

 

Yan Duyvendak (1965, Genève)
Depuis sa création en 1994, attitudes a souvent collaboré avec Yan Duyvendak. Une de ses prestations les plus marquantes fut sans doute la performance qu'il réalisa au vernissage de l'exposition "Cabines de bain" (1996), où, seul, il chanta a cappella dans une piscine olympique vide, avec le public tout autour. Pendant le vernissage, il présente - en dialogue avec une télévision - sa dernière performance intitulée "Une soirée pour nous ?".
biographie



NUIT STORIES
19 février 2000, 22 heures - 3 heures du matin
une nuit de vidéos et de films d'artistes suisses et internationaux, pour explorer les manières de raconter des histoires.

Partie 1
Peter Land (DK, 1966) The Lake, 1999 (10'44)
Valérie Mréjen (F, 1969) Bouvet, 1997 (1'35); Anne et Manuel, 1998 (2'15); Jocelyne, 1998 (2'10); Huguette, 1999 (3'08); Il fait beau, 1999 (4')
Tracey Moffatt (AUSTRALIE, 1960) Night cries: a rural tragedy, 1989 (19')
usa® united swiss artist (CH, Christoph Draeger, 1965 et Martin Frei, 1966), Yellow and red, 1999 (10')
Mark Lewis (CAN, 1957) Up side down Touch of Evil, 1998 (4')
Brigitte Zieger (D, 1959) Venus, 1997 (4')

Partie 2
Brigitte Zieger (D, 1959) Serial self, 1999 (4')
Emmanuelle Antille (CH, 1972) Wouln't it be nice, 1999 (14')
Jo Lansley & Helen Bendon (GB) The sweet smell of success,1997 (4'); Girl (4'); Trap (4') Little pleasures, 1999 (4')
Nathalie Melikian (CAN, 1966) Action, 1999 (12')
Ellen Cantor (GB) Within heaven and hell, 1996 (14')
Mark Lewis (CAN, 1957) After, 1999 (16'21)

Partie 3
Peter Fischli & David Weiss (CH, 1952 et 1946) Der Rechte Weg, 1983 (55')

Performance
Chantal Michel (CH)
performance en vitrine du ccs le 19 février, de 14 à 19 heures

 



Vibrations

le 11 mars 2000, dès 21 heures

Les Reines Prochaines

Les Reines Prochaines: Muda Mathis (1959), Fränzi Madörin (1963), Sus Zwick (1950), artistes vidéo et de performance, musiciennes, Michèle Fuchs (1961), artiste de performance, comédienne, musicienne, vivent à Bâle.
Die Heldinen: Nathalie Percilier (1960), Lily Besilly (1963), cinéastes et artistes de performance, vivent à Berlin.
any affair: Sibylle Hauert (1966), artiste de performance, comédienne, musicienne, Daniel Reichmuth (1964), artiste de performance, comédien, vivent à Bâle.
Après les nombreux concerts qu'elles ont donnés à la suite de leur album " Alberta " paru au début 1999, les Reines Prochaines préparent un concert-spectacle pour la scène du théâtre Neumarkt à Zurich, pour février 2000. Au centre culturel suisse, elle réadapteront ce spectacle. Un spectacle des Reines est une fête visuelle, sonore et sensuelle au cours de laquelle les artistes mettent en scène avec humour et dérision les petits riens de leurs vies quotidiennes.
biographie

les reines prochaines

 

Ibrahim Gonzalez
Derrière le nom Ibrahim Gonzalez se cachent deux artistes précédemment établis à Genève et vivant actuellement à Berlin. En parallèle à leur travail personnel, ils ont décidé de produire une oeuvre commune qui prend notamment la forme de concerts/performances. Leur projet au CCS constituera une première en France.
biographie

 



centre culturel suisse

fondation suisse pour la culture
(contact expos et presse Aline Delacrétaz)
32-38 rue des Francs-Bourgeois
75003 Paris
tel. : 0033 1 42 71 44 50
tel. : 0033 1 42 71 95 67 (Aline Delacrétaz)
fax : 0033 1 42 71 51 24
e-mail : ccs@ccsparis.com
site web : http://ccsparis.com

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